Ara Norenzayan

Les dieux omniscients
Comment la religion a rendu possible la civilisation

Comment l’humanité est-elle passée de petits groupes où chacun se connaissait à de vastes civilisations peuplées d’inconnus capables de coopérer, d’échanger, de commercer et de bâtir ensemble ?

Dans Les dieux omniscients, Ara Norenzayan apporte une réponse aussi originale que puissante : les dieux moralisateurs, capables de voir les actions humaines, de récompenser les justes et de punir les tricheurs, ont joué un rôle décisif dans la naissance des grandes sociétés. Sous le regard de ces dieux, des individus sans lien de parenté ont appris à se faire confiance. La religion n’a donc pas seulement été une croyance, un héritage symbolique ou une consolation spirituelle : elle a constitué l’un des mécanismes les plus efficaces jamais inventés pour organiser la vie collective à grande échelle.
À la croisée de l’histoire des civilisations, de l’anthropologie, de la psychologie sociale et de l’économie comportementale, ce livre éclaire l’une des grandes énigmes de l’histoire humaine : comment la coopération entre inconnus a rendu possible la civilisation. Fondé sur l’étude de quarante-sept sociétés et sur des centaines de travaux scientifiques, il s’inscrit dans le sillage des grands essais de Jonathan Haidt, Yuval Noah Harari et Jared Diamond, avec une thèse claire, accessible et appelée à nourrir le débat

Ara Norenzayan est professeur distingué de psychologie à l’Université de la Colombie-Britannique, à Vancouver. Spécialiste international de la psychologie sociale de la religion, il codirige le Centre for Human Evolution, Cognition, and Culture et est Fellow de la Société royale du Canada. Il a effectué son post-doctorat au Centre de recherche en épistémologie appliquée de l’École polytechnique, à Paris, ce qui donne à son parcours une attache intellectuelle particulière avec la France. Ses travaux, parmi les plus influents sur les liens entre religion, coopération et évolution des sociétés humaines, ont été relayés par The EconomistDer Spiegel et le New York Times Magazine.  

ISBN : 978-2-36405-281-9
360 pages
Broché
Prix public 24 €
Août 2026

Marion Gibson

Chasse aux sorcières
Une histoire de la sorcellerie en 13 procès, de l’Inquisition à nos jours

Treize femmes. Treize procès. Treize récits de persécution, du XVe siècle à nos jours.
Dans Chasse aux sorcières, Marion Gibson retrace l’histoire de la sorcellerie à travers treize affaires judiciaires authentiques, rigoureusement documentées à partir d’archives. Guérisseuses, veuves, intellectuelles, esclaves ou adolescentes : ces femmes ont été accusées, jugées, condamnées, parfois exécutées, parce qu’une société avait besoin de désigner une coupable.
Chaque chapitre se lit comme une enquête historique à suspense, entre récit judiciaire, histoire sociale et true crime. L’autrice restitue les faits, les voix, les peurs collectives, les rapports de pouvoir et les mécanismes d’exclusion qui ont nourri ces accusations. Sans sorcières idéalisées, sans filtre ésotérique, sans relecture abstraite, le livre redonne chair à des destins brisés et révèle ce que ces procès disent encore de notre époque.
Du bûcher à Twitter, Marion Gibson montre que la chasse aux sorcières n’appartient pas seulement au passé. Panique morale, stigmatisation, rumeur, procès médiatiques, emballement collectif : le besoin de trouver une coupable traverse les siècles. Un livre puissant, très narratif, à la fois érudit et accessible, qui séduira les amateurs d’histoire, de récits judiciaires et d’essais incarnés.

Marion Gibson est professeure de littérature de la Renaissance et des imaginaires à l’université d’Exeter, au Royaume-Uni. Spécialiste reconnue de l’histoire culturelle de la sorcellerie, elle a publié de nombreux travaux scientifiques sur ce sujet, traduits dans plusieurs langues. Chasse aux sorcières est son premier ouvrage grand public. Il a été salué dans la presse anglo-saxonne comme un modèle d’érudition, à la fois rigoureux, vivant et accessible. 

ISBN : 978-2-36405-259-8
Nombre de pages : 352 pages
Broché
Prix public : 24,50 €
Septembre 2026

Hugo Dufrane

Guerre en mer
Des voiles aux drones : les révolutions du combat naval

Longtemps, la guerre en mer s’est résumée aux grandes batailles de la marine à voile, aux cuirassés et aux torpilles. Ce temps est révolu. Le combat naval contemporain se joue désormais sous l’eau, dans les airs, dans le cyberespace, dans les câbles sous-marins et dans l’espace invisible des ondes. Aujourd’hui, un navire peut être repéré bien avant d’être vu ; un missile frappe au-delà de l’horizon ; un simple drone de surface menace un bâtiment de guerre ; et dans le silence d’un central opérations, quelques secondes décident de la survie d’un équipage.
Premier maître de la Marine nationale et spécialiste de guerre électronique à la DGA, Hugo Dufrane explique cette révolution avec la précision d’un praticien et la clarté d’un pédagogue. De la marine à voile aux drones, il déroule toute l’évolution du combat naval : radar, sonar, missiles, liaisons de données tactiques, cyberdéfense, intelligence artificielle, technologies quantiques. Il montre comment les navires détectent, communiquent, se protègent, frappent — ou disparaissent.
Mais ce livre n’est pas qu’un panorama technique. Il fait aussi vivre le quotidien de la mer : l’équipage, les quarts, la cohésion, la vie d’une cité flottante en milieu extrême. Car un navire de guerre n’est jamais seulement une machine : c’est un système, un lieu de vie et un instrument de souveraineté.
Illustré de 35 schémas originaux et enrichi d’un glossaire, Guerre en mer s’adresse à tous ceux qui veulent comprendre ce que signifie aujourd’hui combattre, surveiller et protéger en mer.

Hugo Dufrane est Premier maître de la Marine nationale. Titulaire du Brevet supérieur Opérations, il a accompli de nombreuses missions embarquées et exercé comme chef de quart CROSS. Affecté au Centre d’expertise des programmes navals et détaché auprès de la DGA comme spécialiste en guerre électronique, il travaille au contact direct des systèmes qu’il décrit : radars, liaisons de données tactiques, détection, brouillage, furtivité. Il reverse l’intégralité de ses droits d’auteur à l’Entraide Marine-Adosm, association qui vient en aide aux familles de marins en difficulté ou endeuillées, aux orphelins et aux blessés de la Marine nationale.

ISBN 978-2-36405-287-1
Prix public TTC 23,90 €
Nombre de pages224 (illustrées)
Broché
Octobre 2026

Mohamed Louizi

Graines du mal
Comment l’islamisme conditionne nos enfants et fabrique le séparatisme

Comment un enfant de six ans en vient-il à refuser de serrer la main d’une fillette, à croire que la musique est « illicite » ou qu’une sortie scolaire au musée représente un danger spirituel ? En France, des milliers d’enseignants observent ces signes chaque jour, sans toujours en comprendre la mécanique. Mohamed Louizi, lui, peut l’expliquer : il a été de l’autre côté.
Pendant quinze ans, il a appartenu à la mouvance des Frères musulmans, jusqu’à en présider la branche étudiante. Puis il a rompu, et entrepris d’en démonter les rouages. Dans Graines du mal, il livre la première grande enquête sur la fabrication précoce du séparatisme islamique — celle qui ne commence pas à l’âge adulte, mais dès l’enfance.
L’auteur décrit avec précision la machine à conditionner : douze « graines » idéologiques semées dès les premières années — soumission, rupture avec les non-musulmans, rejet de la démocratie, défiance envers l’école — puis entretenues par douze « pistons de la peur » : peur du corps, de l’apostasie, du Jugement dernier. Pas à pas, l’enfant est détourné de la culture commune et installé dans une logique de rupture avec la société française.
Adossé à des documents internes accablants — le mémorandum des Frères musulmans de 1991, la stratégie éducative de l’ICESCO, les textes sur le Tamkîn —, ce livre n’est ni un pamphlet ni un réquisitoire : c’est une dissection. Le témoignage de l’intérieur qui manquait au débat français sur l’école, la laïcité et la cohésion nationale.
Un essai indispensable pour les parents, les enseignants et tous ceux qui veulent comprendre — avant qu’il ne soit trop tard.

Né en 1978 à Casablanca, Mohamed Louizi s’établit en France en 1999. Ancien cadre des Frères musulmans pendant quinze ans (1991-2006) et ancien président des Étudiants musulmans de France à Lille, il rompt avec l’islamisme en 2006 après avoir compris les mécanismes de manipulation auxquels il avait participé. Ingénieur et essayiste, il anime depuis 2007 le blog « Écrire sans censures ! » (1,3 million de visiteurs). Auditionné à plusieurs reprises par le Sénat sur la radicalisation islamiste en France, il est l’auteur de Pourquoi j’ai quitté les Frères musulmans (Michalon, 2016), Plaidoyer pour un islam apolitique (Michalon, 2017) et La République chez elle, l’islam chez lui (Fauves, 2019).

ISBN 978-2-36405-282-6
Prix public TTC 23,90 €
Nombre de pages 368
Broché
Octobre 2026

Andreas Bikfalvi

La science sous emprise
Comment les idéologies infiltrent la recherche, la médecine et notre santé

Comment un article scientifique peut-il être rétracté non parce qu’il est faux, mais parce qu’il dérange ? Comment des revues aussi prestigieuses que Nature ou The Lancet peuvent-elles céder à la pression idéologique ? Comment une mauvaise lecture des statistiques peut-elle conduire à de mauvaises décisions de santé publique ?
Médecin-chercheur à l’INSERM, professeur à l’université de Bordeaux et philosophe des sciences, Andreas Bikfalvi part d’un constat : la science ne vit pas hors sol. Elle dépend de financements, d’institutions, de débats publics et de valeurs collectives. Mais lorsque ces valeurs se muent en injonctions idéologiques, la science cesse d’être libre : elle devient un instrument de justification, parfois de propagande.
Pour distinguer la science rigoureuse du discours qui en emprunte seulement le vocabulaire, l’auteur revient aux fondements de la méthode — Claude Bernard, Semmelweis, Popper, Kuhn, l’inférence causale, les preuves cumulatives. Puis il dresse l’inventaire des forces qui menacent l’intégrité de la recherche : pressions militantes sur les revues, rétractations idéologiques, lectures biaisées des données de santé, instrumentalisation politique de la médecine, défiance organisée envers les institutions.
L’enjeu dépasse le débat académique. Il touche la qualité des soins, la fiabilité des recommandations médicales, la confiance dans les traitements — et la capacité même des sociétés démocratiques à distinguer le vrai du faux.
La science n’est ni un instrument de domination, ni une opinion parmi d’autres : c’est une méthode faillible, perfectible, mais indispensable. La défendre, c’est défendre l’une des conditions de la liberté intellectuelle.

Né en Hongrie, formé en Allemagne puis naturalisé français, Andreas Bikfalvi a suivi un parcours européen à la croisée de la médecine, de la recherche et de la philosophie des sciences. Médecin de formation, chercheur reconnu en biologie cellulaire et moléculaire, il est aussi docteur en philosophie (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne). Professeur à l’université de Bordeaux, il y dirige le laboratoire LAMC-INSERM U1029, consacré à l’angiogenèse et au microenvironnement tumoral. Membre senior de l’Institut universitaire de France depuis 2011, il compte plus de 250 publications scientifiques internationales. Ses tribunes dans la presse nationale l’ont imposé comme l’une des voix scientifiques les plus exigeantes contre la politisation de la recherche.

ISBN 978-2-36405-284-0
Prix public TTC 23 €
Nombre de pages 248
Broché
Octobre 2026

Enzo Brocard

U-977
La porte de glace

Mai 1945. Le Reich s’effondre. À Bergen, un dernier ordre tombe : le U-977 doit disparaître vers l’Antarctique. À bord, cinquante-six marins, aucun armement, une équipe de chercheurs liée à l’Ahnenerbe — et un officier au visage de métal qui semble fuir la mort autant qu’il poursuit une révélation. Officiellement, une mission scientifique ; en réalité, la traque d’une preuve enfouie sous la glace, capable de réécrire l’histoire des origines. Après la traversée — les mines, le silence radio, la peur —, l’équipage s’enfonce par les canaux sous-glaciaires vers une cité cyclopéenne, intacte et démesurée. Mais l’horreur n’est pas seulement dans ce qu’ils découvrent : elle est dans ce qu’elle fait d’eux. Les corps se dérèglent, les souvenirs se brouillent, le journal de bord se contredit. La cité n’est peut-être pas une ruine. Elle n’est peut-être pas morte. Un premier roman d’une grande puissance visuelle, dans la lignée de Lovecraft et de John Carpenter.

Enzo Brocard est écrivain et artiste. Diplômé d’un master en fabrique de la littérature et formé aux arts plastiques, il développe un univers très visuel, nourri par la littérature fantastique, l’horreur cosmique de Lovecraft et une solide culture de l’histoire moderne. Il porte une attention particulière aux atmosphères, aux espaces clos et à la montée progressive de la tension. Son imaginaire puise aussi dans une mémoire familiale singulière : son grand-père, sous-marinier italien, fut enrôlé de force dans un U-Boot allemand sous le régime de Mussolini. U-977 : La porte de glace est son premier roman.

Collection Zone Grise
ISBN 978-2-36405-288-8
Prix public TTC 19 €
Nombre de pages 200
Broché
Novembre 2026

Nicolas Spatola
Préface Lê Nguyên Hoang (chaîne Science4All)

Ce que l’IA fait de nous
Mémoire, travail, jugement : comment l’intelligence artificielle transforme nos vies

Tout le monde parle de l’IA. Trop peu parlent de ce qu’elle nous fait. Les guides pratiques expliquent comment s’en servir, les essais d’alerte annoncent les risques, les discours technophiles célèbrent la révolution. Nicolas Spatola fait autre chose : il montre ce qui change, concrètement, dans la tête, les habitudes et les organisations de ceux qui utilisent l’IA au quotidien.
On s’y reconnaît dès les premières pages. Le mail qu’on fait rédiger par un chatbot parce qu’on ne trouve pas le ton juste. Le document de trente pages qu’on ne lit plus parce qu’un outil l’a résumé. La décision prise plus vite parce qu’un système a recommandé une option. Chaque geste paraît anodin ; leur accumulation ne l’est pas.
Chercheur en psychologie sociale et cognitive, l’auteur nomme ce déplacement et le rend pensable. Il distingue le délestage cognitif — l’IA qui allège une tâche — de la délégation cognitive — l’IA à qui l’on confie peu à peu son jugement, sa mémoire, ses décisions. Dans le premier cas, nous restons pilotes ; dans le second, nous devenons passagers. Et le même mécanisme opère à toutes les échelles : de la mémoire individuelle au management algorithmique, jusqu’à une « gouvernementalité sans gouvernant ».
Accessible, concret, nourri de plus de 300 références et de 30 schémas, préfacé par Lê Nguyên Hoang (Science4All), Ce que l’IA fait de nous est l’un des rares essais français qui abordent l’intelligence artificielle comme un fait humain, et non comme un simple fait technique. Un outil pour comprendre — avant qu’il ne soit trop tard — ce que nous sommes en train de devenir.

Nicolas Spatola est chercheur en psychologie sociale et cognitive. Docteur de l’université Clermont-Auvergne, spécialiste des interactions entre l’homme et la machine et des effets cognitifs et sociaux de l’intelligence artificielle, il publie dans Nature Machine IntelligenceScience Robotics et le Journal of the ACM. Il enseigne à Sciences Po Reims, à l’ESSEC Business School et à l’université Paris-Panthéon-Assas, et mène ses recherches à l’Institut Artimon Perspective. Ce que l’IA fait de nous est son premier essai destiné au grand public.

ISBN 978-2-36405-285-7
Prix public TTC 23 €
Nombre de pages 248 (schémas et illustrations)
Broché
Octobre 2026

Gérard Taïeb

Hériter du futur
Itinéraire d’un pionnier du numérique en santé

Comment un siècle bascule-t-il ? Gérard Taïeb l’a vu de l’intérieur. Né à Tunis en 1943, dans une communauté juive tunisienne bientôt contrainte à l’exil, il grandit entre deux mondes avant de rejoindre la France, ses grandes écoles et ses concours. De IBM à Péchiney, il accompagne les premiers pas de l’informatique professionnelle — puis, en 1979, il fonde CEGI et fait un pari que personne ne comprend alors : équiper un secteur délaissé, la santé et le médico-social.
Quatre décennies plus tard, son entreprise est devenue la référence française du logiciel pour les hôpitaux, les cliniques et les EHPAD, forte de cinq cents collaborateurs. Entre-temps, il a tout traversé : les clients convaincus un à un, les acquisitions, la financiarisation, et ce choix de souveraineté rare — opérer son propre cloud plutôt que de se livrer aux géants américains.
Aujourd’hui, c’est l’intelligence artificielle qu’il regarde venir, avec le recul du bâtisseur. Pour lui, l’IA ne surgit de nulle part : « elle est la fille du logiciel. » Mais elle pose des questions inédites, qu’il a éprouvées dans sa chair — jusqu’à voir sa propre voix clonée par une machine pour tenter d’extorquer un virement à son entreprise.
À quatre-vingts ans passés, vient l’heure du passage de relais. Que transmet-on, au fond ? Quelles valeurs résistent aux tempêtes du monde ? Hériter du futur est à la fois un récit de vie, une mémoire séfarade, un témoignage d’entrepreneur et une réflexion lucide sur les technologies qui transforment nos sociétés. Les mémoires d’un homme qui n’a pas seulement accompagné la révolution numérique : il l’a façonnée

Gérard Taïeb est né à Tunis en 1943. Formé en mathématiques supérieures au lycée Saint-Louis à Paris puis en école d’ingénieurs, passé par IBM puis Péchiney, il a accompagné toutes les grandes mutations de l’informatique professionnelle française. En 1979, il fonde le groupe CEGI, l’un des principaux éditeurs français de logiciels de gestion des établissements de santé et médico-sociaux (hôpitaux, cliniques, EHPAD) — cinq cents collaborateurs aujourd’hui, et une transition complète vers le cloud en mode SaaS sur infrastructure propriétaire.

ISBN 978-2-36405-283-3
Prix public TTC 23 €
Nombre de pages 248
Broché
Octobre 2026