
Une référence internationale en psychologie de la religion, enfin publiée en français.
272 pages. Illustré.
24 €
Recevez Les dieux omniscients en avant-première et bénéficiez du prix de lancement exclusif de 20 € TTC, au lieu de 24 €.
Offre valable jusqu’au 22 août 2026, date de parution en librairie.

« Un récit fascinant sur la manière dont les dieux omniscients ont permis à l’humanité de passer de petits groupes de chasseurs-cueilleurs à d’immenses sociétés. » Jonathan Haidt, auteur de La Supériorité morale
« Et si les hommes avaient créé des dieux omniscients pour empêcher certains de profiter du groupe sans y contribuer ? Un livre saisissant et solidement étayé, qui replace la foi là où Darwin la situait, au cœur de la vie sociale et de la coopération. » Frans de Waal, auteur de Le Bonobo, Dieu et nous
La religion a changé l’échelle des sociétés humaines
Pendant l’essentiel de leur histoire, les êtres humains ont vécu au sein de petites communautés où tous se connaissaient. Les liens familiaux, la réputation et l’observation directe permettaient de maintenir la confiance et de décourager les tricheurs. La formation de villes, d’États et d’empires a bouleversé cet équilibre. Il fallait désormais pouvoir coopérer avec des personnes étrangères à sa famille, à son clan ou à sa communauté immédiate.
Le passage de ces petits groupes à des sociétés peuplées de millions d’inconnus constitue l’une des grandes énigmes de l’histoire humaine. Ara Norenzayan en propose une explication majeure. L’apparition de dieux omniscients, capables de surveiller les conduites humaines, de récompenser les justes et de punir les comportements déloyaux, a permis d’étendre la confiance bien au-delà des relations personnelles.
La croyance en ces divinités incitait chacun à respecter les règles communes, même en l’absence de témoin. Elle a ainsi favorisé une coopération à grande échelle et contribué à l’essor de sociétés toujours plus vastes et plus complexes.
Une enquête scientifique sur le rôle des religions
Ara Norenzayan ne propose pas une simple histoire des croyances. Il croise les résultats de la psychologie expérimentale avec les apports de l’anthropologie, de l’histoire et de l’évolution culturelle. Cette approche lui permet d’expliquer pourquoi certaines religions se sont diffusées dans le monde tandis que des milliers d’autres ont disparu.
L’auteur étudie également les rites, les sacrifices et les manifestations publiques de la foi. En exigeant du temps, des efforts ou des renoncements, ces pratiques rendent l’engagement religieux plus crédible et renforcent la confiance entre les membres d’une même communauté.
Cette force possède cependant son revers. Les croyances qui développent la solidarité au sein d’un groupe peuvent accentuer la méfiance envers ceux qui n’en font pas partie. Les religions ont ainsi favorisé la coopération humaine tout en contribuant à certains affrontements.
Quand les institutions remplacent les dieux
Dans les sociétés occidentales sécularisées, la police, les tribunaux et l’État ont progressivement repris une partie des fonctions autrefois attribuées à la surveillance divine. Le respect des règles ne dépend plus nécessairement de la croyance en un dieu qui voit tout. Pourtant, dans une grande partie du monde, les dieux omniscients continuent de façonner la morale, la confiance et la vie collective.
Publié pour la première fois en français et préfacé par Samuel Veissière, Les dieux omniscients est une référence internationale en psychologie de la religion. Un essai majeur et accessible pour comprendre ce que les croyances ont apporté aux sociétés humaines et ce que nos institutions modernes leur doivent encore.

Ara Norenzayan est professeur de psychologie à l’Université de la Colombie-Britannique. Spécialiste de renommée internationale de la psychologie sociale de la religion et de l’évolution culturelle, il étudie les origines des croyances religieuses, la coopération humaine et les effets de la diversité culturelle. Membre de la Société royale du Canada, il a vu ses travaux présentés dans The New York Times Magazine, The Economist et Der Spiegel.