Requiem pour nos libertés. Étatisme, islamisme, écologisme radical, wokisme : les nouveaux dogmes de la censure
Thierry Guinhut

La liberté ne meurt pas seulement lorsqu’on nous interdit de parler. Elle meurt aussi lorsque nous ne savons même plus ce que nous avons appris à taire.
304 pages
24 €

Nos libertés disparaissent rarement en un jour. Elles reculent par degrés : une loi supplémentaire, une parole surveillée, un blasphème redevenu impossible, un livre écarté, un mot soupçonné avant même d’être prononcé. Chacune de ces capitulations paraît raisonnable lorsqu’on l’isole ; réunies, elles dessinent les contours d’une servitude nouvelle.

Thierry Guinhut retrace la mécanique de ce rétrécissement. Quatre forces, différentes par leur nature mais convergentes dans leurs effets, minent aujourd’hui les fondements de la liberté d’expression, de la liberté de conscience et de la liberté d’entreprendre : l’étatisme et sa surréglementation asphyxiante ; l’islamisme et le retour d’une logique du blasphème au cœur de l’espace public ; l’écologisme radical, lorsqu’il sanctifie l’interdit sous couvert d’urgence planétaire ; le wokisme, lorsqu’il transforme le langage en champ de mines moral.

De Milton à Hayek, de Voltaire à Tocqueville, de Bastiat à Popper, l’auteur convoque les grands défenseurs de la liberté comme des armes intellectuelles. Fruit de quinze années de réflexion, Requiem pour nos libertés est un essai de combat, d’alerte et de résistance libérale.

Car la liberté ne meurt pas seulement lorsqu’on nous interdit de parler. Elle meurt aussi lorsque nous ne savons même plus ce que nous avons appris à taire.

304 pages — 24 € — ISBN 978-2-36405-280-2 — Parution : juin 2026 — FYP éditions

Disponible en avant-première au prix de lancement de 20 € TTC (jusqu’au 19 juin).

Thierry Guinhut est écrivain, critique littéraire et essayiste. Agrégé de lettres modernes, titulaire d’une maîtrise en histoire de l’art contemporain, il a publié de nombreux romans philosophiques, albums et essais. Critique littéraire régulier pour la revue littéraire L’Atelier du roman et Le Matricule des anges, il tient également un blog de littérature et de philosophie politique, avec plus de 700 000 vues, attestant d’un lectorat fidèle et d’une influence réelle. Dans cet essai nourri de quinze années de réflexion, il mobilise une érudition littéraire, historique et philosophique au service d’un objectif : défendre les libertés face aux illibéralismes contemporains.

Extrait — les premières pages

Un livre est un palais habité d’idées belles et justes. Du moins peut-on l’espérer. Néanmoins il est visité, parfois à demeure, par des fantômes, des monstres, qu’il est nécessaire de reconnaître pour ce qu’ils sont, qu’il est impératif de chasser en tant qu’ils sont les ténors et les basses de l’illibéralisme.

À cet égard il faut entonner un Requiem pour les libertés. Ce titre paraît abusivement définitif, constat de décès actant la disparition de ce qu’on appelait « libertés ». […] Il s’agit alors d’un faisceau d’avertissements que l’on espère salutaires, explicitant des menaces actives, des plaies de notre temps […].

De ce faisceau — dont il faut retenir l’étymologie latine d’où vient le fascisme — l’on retiendra quatre principales exactions dont fait preuve notre contemporain, français, mais pas seulement : l’étatisme, l’islamisme, l’écologisme et le wokisme.

Thierry Guinhut, Requiem pour nos libertés, chapitre I