Le féminisme d’atmosphère

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Couverture de Le féminisme d’atmosphère — Gaëlle Atlan-Akerman

Essai · Société

Le féminisme d’atmosphère

Quand les particules militantes colonisent nos esprits

À quel moment nos mots se mettent-ils à penser à notre place ?

Inclusion, oppression, charge mentale… Gaëlle Atlan-Akerman examine comment le langage militant s’installe dans nos conversations et façonne notre lecture de l’intime.

Broché · 224 pages

Frais d’expédition précisés avant le paiement.

« À mes filles et à mes fils, avec l’espoir qu’ils sachent toujours penser par eux-mêmes. »

Gaëlle Atlan-Akerman · Dédicace du livre

Dans les médias

Gaëlle Atlan-Akerman au micro de Judith Beller

Sud Radio · Parlons femmes ·

Dans Parlons femmes sur Sud Radio, Judith Beller reçoit Gaëlle Atlan-Akerman autour du Féminisme d’atmosphère. L’auteure présente les récits qu’elle interroge dans son essai et échange sur les modèles féminins, la liberté, l’égalité et l’équité. Une rencontre radiophonique pour découvrir sa démarche et les questions qui traversent le livre.

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Le féminisme d’atmosphère en conversation

CERU · Podcast Radical ·

Le podcast Radical du CERU reçoit Gaëlle Atlan-Akerman pour une conversation consacrée au Féminisme d’atmosphère. L’entretien aborde le langage militant, la place donnée à l’intime et les tensions entre intersectionnalité et universalisme. Une présentation des questions centrales du livre, à retrouver sur la page vidéo du CERU.

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Gaëlle Atlan-Akerman en entretien avec Éric Naulleau

Le JDNews · Éric Naulleau ·

Dans le JDNews, Éric Naulleau interroge Gaëlle Atlan-Akerman sur Le féminisme d’atmosphère. L’auteure revient sur le personnage de Manon, les récits de l’intime, le rôle des réseaux numériques et son attachement à un féminisme universaliste. Un entretien développé qui permet d’entrer dans les arguments du livre et dans sa réflexion sur la liberté de jugement.

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Quand le militantisme devient un climat

Manon a cinquante et un ans. Elle mène une carrière, élève ses enfants et dispose d’une liberté que ses aînées n’ont pas connue. Pourtant, elle se décrit comme entravée. À partir de cette scène ordinaire, Gaëlle Atlan-Akerman remonte le fil des mots, des récits et des réflexes qui composent ce qu’elle appelle le « féminisme d’atmosphère ».

Des réseaux sociaux aux discours d’experts, de la maternité à la ménopause, du couple à l’entreprise, l’essai examine la circulation d’une grille de lecture militante jusque dans l’expérience la plus personnelle. L’auteure interroge le rôle des algorithmes, l’industrialisation de l’intime et la place donnée à la victimisation dans la conversation publique.

En trois mouvements — la fabrique de l’atmosphère, l’emprise, l’oxygène —, elle défend une émancipation qui suppose de reprendre possession de ses mots et de son jugement. Un essai sur le pouvoir des récits, leurs relais et la liberté de leur résister.

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Introduction

I. La fabrique de l’atmosphère

  1. Le nouvel air du temps : du féminisme universaliste au tournant intersectionnel
  2. L’algorithme militant
  3. L’industrialisation de l’intime
  4. La rente de la victimisation
  5. Le parler féministe

II. L’emprise

  1. La validation par l’autorité
  2. Le brouillard identitaire
  3. De la subdivision à l’exclusion

III. L’oxygène

  1. Entre Lauren Bastide et Élisabeth Badinter : il faut choisir
  2. Respirer
  3. S’émanciper

Conclusion · Bibliographie · Biographie de l’auteure · Remerciements

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Introduction · Pages 11–12

« On parle enfin de ménopause », me dit Manon, 51 ans, lors d’une soirée festive, au lendemain de la Journée mondiale consacrée à ce « tabou ». Devant ma moue dubitative, elle poursuit : « Il ne faut plus que ce sujet soit invisibilisé et discrimine les femmes. » Les bulles de champagne à peine avalées font le chemin inverse, provoquant une remontée acide. J’ai manifestement ingéré un taux de particules féministes supérieur à ce que mon corps pouvait tolérer. Ce soir-là, ces particules émanent d’une quinqua. Sa silhouette ne ressemble en rien aux femmes du même âge que nous avions connues, elle et moi, lorsque nous étions jeunes. Directrice de communication au sein d’un groupe industriel, sa carrière professionnelle n’a, elle non plus, rien à voir avec celles de nos aînées. Manon est mère de trois enfants, libre pour un nouvel amour. C’est une femme libérée comme celle de Cookie Dingler1, Insta en plus.

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Pourtant, elle est convaincue d’être entravée par son corps et cette société qui l’oppresse : « Il faut en parler, insiste-t-elle, pour informer les femmes et pour que cette étape ne soit plus vécue dans la honte. » Des conversations de ce type, vous en avez régulièrement. Vous y participez ou bien les subissez. Au départ, chaque voix est distincte. Mais, peu à peu, le brouhaha ambiant les enveloppe et finit par les diluer. Vous entendez des bribes de mots, sans en saisir pleinement le sens. Ce féminisme d’ambiance ressemble parfois à ces cafés bondés : une cacophonie où les idées s’écrasent les unes sur les autres, sans réelle profondeur.

1. Chanson emblématique des années 1980, Femme libérée, sortie en 1984, contribue à représenter l’émancipation féminine.

Portrait au trait de Gaëlle Atlan-Akerman

Gaëlle Atlan-Akerman

Gaëlle Atlan-Akerman est journaliste, essayiste, chroniqueuse, réalisatrice et conférencière. Elle a commencé sa carrière auprès de Jean-Pierre Elkabbach sur Public Sénat, avant de travailler pour France Télévisions.

Elle collabore régulièrement avec Marianne et intervient dans le débat public sur les questions de société, de laïcité et de liberté de conscience.

Le féminisme d’atmosphère

Auteure
Gaëlle Atlan-Akerman
Éditeur
FYP éditions
Format
Broché
Pagination
224 pages
ISBN
978-2-36405-278-9

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